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Le blog de rohutu no'ano'a

Le blog de rohutu no'ano'a

Ce blog a pour intention de partager, échanger toutes les informations utiles à la protection et la promotion des sites, monuments, toponymes, possédant un caractère sacré ou reconnu comme tel ainsi que des noms ayant trait à la cosmogonie, la mythologie, au folklore et tout ce qui constitue de manière générale , le patrimoine intellectuel, culturel et spirituel ma'ohi, avec toute entité menant des actions similaires de par le monde.

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Pourquoi et comment classer Tataa

Observons en premier lieu qu’il existe peu de sites culturels aussi démocratiques que Tataa. En effet, la grande majorité des sites culturels sont liés à une classe sociale (marae arii), un clan particulier (sites liés aux Teva, ou aux Porionuu), à un district particulier (Mouà Tamaiti pour les habitants de Papara par exemple).

A Tataa, il n’est fait aucune distinction d’appartenance ou non à un groupe, qu’il soit familial, social, ethnique ou religieux. Tous les habitants de l’île de Tahiti passent par Tataa et sont donc concernés par son devenir.

Des sites similaires font l’objet de protection à l’échelon non seulement national mais également international. Ainsi en est-il pour le Reinga Waerua situé au Cape Reinga au Nord de la Nouvelle-Zélande, qui fait partie des sites classés de Nouvelle Zélande et pour lequel a été entamé le processus de protection au patrimoine mondial de l’UNESCO par son inscritption, depuis 1993, sur la liste indicative.


photo: Cape Reinga

Il convient de remarquer que ce site fait partie des circuits touristiques proposés aux visiteurs qui sont invités, après avoir marché sur une certaine distance et atteint la limite séparant Te Ao de Te Pô et qui est matérialisée par une chaîne qu’il est interdit de franchir, à admirer de loin le promontoire réservé à l’usage exclusif des varua.

photo: Cape Reinga

Ce site reçoit environ 200 000 visiteurs par an.
Il est l’exemple d’une activité s’inscrivant dans la logique
du développement durable, puisqu’il allie protection de la ressource
(en l’occurrence un trésor culturel immatériel du patrimoine maori)
et sa mise en valeur raisonnée (accueil cadré de visiteurs).

photo: Cape Reinga
 
La sauvegarde de nos sites, si elle commence impérativement par leur inscription sur la liste des sites classés, doit également se poursuivre par un effort de sensibilisation et d’éducation de nos populations. Cette dimension éducative et informative fera l’objet de propositions à venir.

Publié le 07/04/2007 à 06h17 dans articles en français

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